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L'Arctique : chronique d'une mort avancée

15 septembre 2008

Cet Américain déguisé en ours blanc qui déambule au beau milieu des voitures pour appeler à l’aide prête évidemment à sourire. Mais la réalité écologique cachée derrière le masque de l’ours qui est en train de voir son territoire se réduire comme une peau de chagrin est hélas beaucoup plus sérieuse.

sos-arctiqueLes scientifiques du monde entier viennent de confirmer que la fonte des glaces dans l’Arctique s’était considérablement accélérée. Selon l’Institut Polaire Norvégien, une fonte aussi rapide ne pourra pas être compensée pendant l’hiver. Car la taille minimale de 2008 est la deuxième plus petite enregistrée depuis 1979, ce qui constitue 2,2 millions de kilomètres carrés en-dessous du minimum moyen entre 1979 et 2000.

Selon l’Institut Polaire Norvégien, une fonte aussi rapide ne pourra pas être compensée pendant l’hiver. Car la taille minimale de 2008 est la deuxième plus petite enregistrée depuis 1979, ce qui constitue 2,2 millions de kilomètres carrés en-dessous du minimum moyen entre 1979 et 2000.

L’inquiétude des chercheurs s’accroît d’autant plus que les prévisionnistes les plus pessimistes ne pouvaient pas s’attendre pas à une telle réduction. Car les températures enregistrées durant l’été étaient beaucoup plus fraîches que l’année précédente, mais cela n’a pas empêché la calotte glacière de perdre plus de 10% de sa taille par rapport à 2007.

Seul le Fonds mondial pour la nature (WWF) qui avait livré un rapport au début de l’année 2008 semblait avoir vu juste. D’après les équipes de scientifiques en charge des recherches, les conditions climatiques en Arctique changeraient beaucoup plus vite qu’on ne le pense. Dans son rapport, le WWF  annonce la fin définitive de l’Arctique dans une trentaine d’années. L’organisme va donc à l’encontre de certains chercheurs qui offraient un répit de près de cinquante ans avant de voir l’Arctique disparaître.

Jean-Louis Etienne a décidé de lancer une pétition pour que l’Arctique devienne une « zone d’intérêt commun pour la planète ». L’explorateur entend sensibiliser le grand public à cette cause qui pourrait bien constituer un drame majeur pour l’ensemble des populations qui vivent sur la terre, si les politiques ne régulent pas les émissions de gaz à effet de serre et la production de matières non recyclables.

« Je souhaiterais que le gouvernement français, dans le cadre de la Présidence du Conseil de l’Union Européenne, adresse un signal fort à la communauté internationale,  afin de proposer à l’Assemblée générale des Nations Unies, le vote d’une résolution qui classerait la banquise de l’océan Arctique, « Zone d’intérêt commun pour l’humanité ». »

Souhaitons que l’appel sera entendu !

Sylvie Laurenie

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