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Sarkozy-Bruni un couple exhibitionniste et voyeuriste ?

12 mars 2008

Après les clichés de Carla Bruni nue, parus dans le magasine espagnol DT, voilà en effet que la revue anglaise Gentlemen’s Quarterly publie de nouvelles photos prises avant « le coup de foudre » entre le Président français et l’ancien mannequin. Des photos qui raviront la Reine d’Angleterre qui, aux dires des rumeurs, trouverait la première Dame de France un peu trop “légère”.

A la vue de ces photos érotiques, une impression s’impose, Carla Bruni n’est pas une femme qui a gagné ses lettres de noblesse avec son esprit mais bien avec son corps. Les quelques mignonnettes paroles “C’est quelqu’un qui m’a dit, que tu m’aimais encore” ne parlent pas en faveur d’un esprit lumineux. Avec sa voix “d’angine de poitrine” comme la décrit avec humour Nathalie Dessay, Carla Bruni avait conquis les charts à grand renfort de marketing et de soutien médiatique. Avec des mélodies calibrées pour la vente et le plus souvent inspirées des chansons de Donovan, Carla Bruni aura réussi le coup de force de vendre un album, à plusieurs milliers d’exemplaires, sans savoir réellement chanter.

Mais ce n’est pas la chanteuse que Sarkozy a épousée mais bien le mannequin adulé. Carla Bruni est au showbusiness et aux paillettes ce que Sarkozy est à la politique people. Tous deux partagent cette névrose exhibitionniste. L’une, avec son corps ; l’autre, faute d’un physique avenant, avec sa vie, ses prétendues actions politiques, ses rolex, ses chaînes, ses gourmettes autant dire tous les attributs de l’homme puissant et viril. Passons sur son besoin d’exhiber sa sueur, ses gros mollets, ses voyages grand luxe… Le couple Sarkozy-Bruni est la représentation de cette dialectique de pulsions perverses, avec ce besoin de surexposition qui flatte le narcissisme.

A cette tendance exhibitionniste qui caractérise le couple spectacle Sarkozy-Bruni, il manque a priori la dimension voyeuriste pour que la boucle soit bouclée. A moins que Sarkozy ne se satisfasse pleinement de voir sa femme nue dans tous les journaux… L’absence de communiqué de l’Elysée concernant ces clichés érotiques qui paraissent dans la presse internationale traduit une étonnante ambiguïté qui pourrait bien aller dans le sens de ce que Freud appelait le mode d’organisation auto-érotique, c’est-à-dire le mode primitif de sexualité autour du sujet. Le silence de Sarkozy sur ces photos pourrait bien confirmer qu’il éprouve une forme de jouissance complaisante à savoir sa femme désirée par des milliers de personnes. Car en la sachant regardée et désirée, il se sent lui-même flatté pour ne pas dire gonflé dans son narcissisme déviant.

Carla Bruni occupe cette place du partenaire qui participe à cette dialectique interne de l’exhibition et du voyeurisme. Elle devient le sujet libidinal mis en en exposition, le corps détenu par Sarkozy exhibé aux yeux du monde pour que le Président français puisse y voir la signification de sa propre puissance. Sarkozy est un obsédé des sondages qui a besoin de contempler sa popularité, de voir sa femme convoitée. Le voyeurisme du Président n’est au fond que du narcissisme qui nécessite des objets, des femmes pour que Sarkozy devienne le voyeur des symboles exhibés de sa propre puissance.

Mais dans cette logique perverse, on constate une prééminence de l’instinct de conservation qui se traduit par la nécessité d’officialiser l’union. Sarkozy ne pouvait pas rester célibataire, car son narcissisme revêt nécessairement des aspects possessifs. Il éprouve le besoin de s’accaparer les femmes que l’on regarde, les postes politiques les plus convoités, de détenir les objets les plus brillants pour asseoir définitivement son besoin maladif de reconnaissance.

Rien d’étonnant, dès lors, que Sarkozy ait épousé un ancien mannequin dont les photos de nu alimentent Internet et la presse internationale. Car le profil psychologique du couple Sarkozy-Bruni se fonde sur cette complémentarité du narcissisme et de cette logique perverse de l’exhibitionnisme-voyeurisme.


A lire

Photographies de Carla Bruni nue

  • Inez Van Lamsweerde et Vinoodh Matadin : une galerie des photos consacrées à Carla Bruni, prises par les deux photographes, est accessible sur Flick
6 commentaires leave one →
  1. marie permalink
    13 mars 2008 10 h 38 min

    Vision intéressante et assez atroce de cet odieux personnage et de son mannequin de femme.

  2. 13 mars 2008 14 h 01 min

    Allons, allons, un peu d’indulgence, Cher Laurent.
    La dame Bruni a obtenu le poste de 1ère dame de France en accordant sa main (ce qui est plus facile que d’accorder sa guitare) au président de la république mais n’a pas postulé pour le titre de Miss France.
    Elle n’est donc pas tenue aux mêmes devoirs de décence.
    Et la preuve que mes propos ne sont pas si insensés c’est qu’il ne semble pas que les photos de Carla Bruni aient donné lieu à des protestations indignées de Geneviève de Fontenay. 😉

  3. gaebus permalink
    15 mars 2008 9 h 38 min

    VENDRE SON CORPS ET SE MONTRER EN EXEMPLE.

    JAMAIS je n’accepterai qu’un pays soit présidé par des gens comme Nicolas et Carla. JAMAIS.

    NUD€ €ARL. $. NU€ dans les médias étrangers uniquement !

    Est-ce le rôle d’une première dame de France de poser nu€ sur les magazines diffusés dans le monde entier tel que :

    DT magazine : février 2007
    GQ review : avril 2008
    MAX magazine italien, et ….. !

    Une petite recherche google, yahoo, et voilà ….le monde entier en parle, montre le tout et en France ???

  4. 15 mars 2008 11 h 06 min

    Perspective intéressante proposée par Michel Onfray : à voir sur la TV libre

    A l’occasion d’un cours de Michel Onfray sur la “tyrannie du vouloir”, LaTéléLibre a voulu savoir si les écrits de Schopenhauer pouvaient nous éclairer sur le caractère et l’exercice du pouvoir du président de la République, Nicolas Sarkozy.

    http://latelelibre.fr/index.php/2008/03/video-la-tyrannie-du-vouloir-ou-sarkozy-schopenhauer/

  5. 28 mars 2008 8 h 25 min

    Analyse extrêmement pertinente sur le plan psychanalytique mais qui, sans même avoir besoin de convoquer Freud -auquel en l’occurrence, j’associerais d’ailleurs Mélanie Klein – vient de réveiller chez la féministe soixtante-huitarde (c’est dire si je date !) le souvenir de deux expressions de cette époque (les années 70) que je trouve qu’elles s’appliquent parfaitement à cet improbable duo : « femme-objet » pour rétrograder la femme au rang de simple « faire valoir » de l’homme… Je me demande ce que Simone de Beauvoir en penserait.

  6. 28 mars 2008 8 h 27 min

    honte sur moi ! lire bien entendu : « dont je trouve »… Merde alors ! Et dire que mémé Kamizole, puriste en diable, joue les redresseuses de style !

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