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Israël Palestine à l’unisson de Daniel Barenboïm

4 janvier 2008

Le pianiste et chef d’orchestre a reçu la nationalité palestinienne. Le passeport lui a été remis par des membres des autorités palestiniennes, lors de son dernier concert à Ramallah, en signe de couronnement pour son action en faveur de la paix.

Musicien de renommée internationale, Daniel Barenboïm a toujours joué de son influence pour tenter de renouer le fil de la paix entre les deux pays. Ami de l’écrivain palestinien Edward Saïd, les deux hommes ont fondé un institut de musique pour promouvoir les relations entre musiciens palestiniens et israéliens. La formation musicale, le West-Eastern Divan Orchestra constitue l’accord parfait, la réunion musicale et artistique entre deux pays qui se refusent, depuis plusieurs années, à la paix.

Avec cette farouche volonté de défendre la musique allemande et de s’opposer à la colonisation de la Cisjordanie, cet Israélien d’origine argentine, s’attire la haine des intégristes juifs. D’ailleurs, les déclarations des ultra-orthodoxes du parti Shass n’ont pas manqué lors de son attribution du passeport palestinien. Leur président, Yaacov Mergui a demandé à ce qu’on lui retire sur-le-champ sa nationalité israélienne, le comparant au député arabe Azmi Bishara accusé d’avoir trahi Israël en divulguant des informations au Hezbollah.

Ce dernier a d’ailleurs ajouté : “C’est une honte pour l’Etat d’Israël. Je suis sûr que pour les citoyens israéliens, Barenboïm a perdu le droit moral d’être un Israélien“. Yaacov Mergui fonde ses propos sur cette règle qui consiste à considérer tout Israélien adoptant la nationalité d’un pays “ennemi” comme un traître potentiel, indigne de cette citoyenneté.

En cette période de fin du mandat de Georges Bush, les pourparlers entre Israéliens et Palestiniens ont repris devant les caméras. Car il est de coutume que lors du départ imminent d’un président américain, ce dernier se tourne vers Israël pour laisser une note pacifique dans les manuels d’histoire.

Malheureusement, la dernière comédie-ballet de Camp David avait débouché sur un festival de dissonances. Ainsi, pour ne pas quitter cette atmosphère de paix proclamée par Georges Bush, le ministre israélien de l’Intérieur, Méïr Shetrit, a indiqué qu’il ne prendrait aucune sanction contre Daniel Barenboïm.

En attendant que les bombes ne reviennent, l’heure n’est pas à la musique mais au silence entre Israéliens et Palestiniens.

Laurent Monserrat

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